Depuis bientôt trois ans, Arno Cost et Norman Doray incarnent sans hésiter la relève française au niveau du son club. Grâce à une ascension fulgurante, les deux jeunes Français se sont hissés au sommet de la scène internationale et ils sont aujourd'hui plébiscités partout dans le monde.
Il suffit de regarder leur agenda DJ pour se rendre compte de leur réputation sans faille. D'autant plus que le clubbing Anglais et son représentant numéro 1, Pete Tong, les considèrent comme le futur du son club. Seuls de leur côté, en duo, ou aux côtés de leurs deux autres compères Arias et Tristan Garner, Arno Cost et Norman Doray enchaînent les tubes dancefloor à bon train, avec un style bien à eux, héritier de la house française mais imbibé d'une énergie club très fraîche, semblable à la vague suédoise. En plein boom, le duo vient de sortir une compilation mixée 'Live & Direct' pour le label CR2, qui, conjointement au label Serial, les propulse sur les plus gros dancefloors internationaux. L'occasion de mettre ces deux artistes à la une de notre magazine, et de vous livrer une interview exclusive et très complète, sans tabou. Car si leur succès international est une réalité, les deux intéressés ont su garder les yeux ouverts et ils ne gardent pas leur langue dans leur poche, surtout quand il s'agit d'évoquer la scène clubbing de leur pays natal...
"Le seul son auquel on peut être assimilés, c'est celui de la Swedish House Mafia. Un gros son club qui peut garder de la mélodie."
Au niveau de votre éducation musicale, qu'est-ce qui vous a bercé, donné envie de faire de la musique ? Arno Cost : Des artistes comme Daft Punk, Bob Sinclar que j'adorais quand j'étais plus jeune, Cassius. Vers 12-13 ans, j'ai aussi eu ma période euro-dance (Darude, Floorfilla), puis Moby. J'ai toujours écouté du funk, des classiques comme Abba, Pointer Sisters. J'ai eu une période où j'étais à fond dans les nappes, les délires de pianos, puis le trip-hop. Encore aujourd'hui, on retrouve un peu ça dans ce que je fais. Norman Doray : Pour moi, c'est plus disco, musique black et rythmée. Je crois que le disco, c'est la base de la house.
Avez-vous toujours baigné dans la musique ? Arno Cost : Non, pas vraiment, mes parents aimaient la musique comme tout le monde mais rien de spécial. J'ai appris à faire de la musique avec un ami, ça m'a tout de suite plu. Norman : Mes parents ont toujours écouté de la musique mais le déclic est venu tard. Quand j'ai eu 15 ans, je me suis dit qu'il fallait que je sois DJ. J'étais en Bretagne à l'époque et je voulais faire découvrir cette nouvelle musique house à mes potes.
Racontez-nous vos débuts en studio... Arno Cost : J'ai commencé avec le logiciel Dance EJay, au collège. Je faisais des morceaux sur mes profs. Je mettais certaines de leurs phrases culte en boucle pour les caricaturer et je partageais ça en classe. Norman Doray : C'est venu deux trois ans après mes premiers mixes. J'ai commencé avec Pierre de la Touche, qui était aussi Breton.
Tout s'est enchaîné très vite ensuite, non ? Arno Cost : Je rêvais de sortir mes morceaux et d'être diffusé sur FG à l'époque. J'ai bossé pour mais je n'ai pas forcé les choses. J'ai rencontré Muttonheads à une soirée et c'est lui qui m'a parlé du forum de Joachim Garraud pour partager mes morceaux. ça a été une révélation puisque j'ai reçu beaucoup de messages d'encouragement. Je me suis alors dit que c'était le moment d'essayer d'aller plus loin. J'ai sorti mon premier morceau 'Everywhere', puis signé sur Pool E Music, serial, avec Freshmakers. Puis est arrivé 'Magenta'.
Et votre carrière a explosé... Arno Cost : On peut dire ça comme ça mais je ne m'attendais pas du tout à un tel succès. On avait fait ce morceau en une nuit avec Arias. Il avait 18 ans, j'en avais 19... Norman : Je crois que c'est avec 'Apocalypse' pour ma part. Plein de monde nous a contacté suite à ce track. C'était de la folie et j'ai commencé à me sentir à l'aise dans ce milieu. Arno Cost : 'Magenta' était loin d'être parfait en terme de production. Ce n'était pas très spacieux, pas très aéré mais il y a un thème, une couleur, et le nom du morceau était bien pensé. C'était une sorte de package en fait. Puis le bootleg d'Axwell et d'Eric Prydz nous a bien poussé vers le haut.
Arno, tu as très vite été comparé au son Suédois... Tu rejettes cette idée ? Arno Cost : Pas du tout, ce sont des artistes que j'aime beaucoup. Ils aiment aussi ce que je fais puisqu'ils jouent mes titres presque à chaque fois. On s'entend bien sur la façon de produire. Mais j'ai aussi ma propre touche au niveau des mélodies. Ils ont une façon un peu différente de faire leurs morceaux. Je pense être un peu plus house mais ça reste une source d'inspiration, c'est sûr.
As-tu le sentiment de profiter de l'héritage de la scène française, qui est quand même active et reconnue depuis 1996 ? Je n'ai pas la prétention d'être l'héritier de tout ça, mais j'ai envie d'incarner la nouvelle scène française, que les gens considèrent ma musique comme la nouvelle musique électronique club française. Ce serait très bien.
Alors justement, est-ce que c'est une force d'être Français... Est-ce que le contexte est favorable pour vous ? Arno Cost : Je suis fier d'être Français mais à l'étranger. Les gens devraient être plus fiers de leurs artistes en France. A l'étranger, quand un producteur a du succès à l'étranger, tout le monde est fier de lui et c'est un événement quand il joue dans son pays. Moi, quand je joue en France, il ne se passe pas grand chose. Je ne ressens pas d'excitation, pas d'euphorie et je trouve ça un peu triste car j'aimerais être plus heureux de jouer dans mon pays. Je suis obligé de prendre l'avion pour que les gens apprécient vraiment ma musique. C'est un drôle de sentiment. Norman Doray : Je pense la même chose. A l'étranger, on profite encore de l'héritage french-touch... Mais c'est une vraie plaie d'être un DJ français en France. Il y a un vrai soucis de culture. On est pris pour des extra-terrestres ! Nous ne sommes pas les premiers à subir ça. C'était pareil à l'époque de Cerrone. Arno Cost : C'est à double-tranchant. Il y a des gens qui vont nous reprocher de ne pas être accessibles et qui vont préférer écouter le dernier Helmut Fritz. D'autres vont dire qu'on est trop commercial, pas assez hype...
Vous avez le sentiment d'être entre deux eaux ? Arno Cost : Oui, on a du mal à trouver notre clientèle en France. Norman Doray : Encore une fois, on a cette difficulté en France seulement. Partout ailleurs à l'étranger, notre musique est plébiscitée. On n'est pas dans le faux et on s'en rend compte quand on est à l'étranger. Ce n'est pas facile de ne pas être reconnu dans son propre pays, d'aller en studio tous les jours, de faire des clips et qu'au final tes proches aient le sentiment que rien ne se passe autour de toi en France. Alors que ce même clip va être joué 10 fois par jour sur MTV au Japon...
Vous n'êtes quand même pas les plus à plaindre... Arno Cost : Tu as raison, on n'est pas à plaindre. On tourne, nos titres sont joués en radio. Mais en trois ans, les choses ont beaucoup changé. A l'époque, les radios étaient nettement mieux. On est arrivé juste avant que ça change. Si on refaisait aujourd'hui ce qu'on a fait il y a trois ans, on serait toujours en train de frapper aux portes. Au début, quand on a commencé à avoir du buzz en France, on jouait au Mix Club et les gens étaient les bras levés toute la nuit, avec une super ambiance... Aujourd'hui, je pense qu'il faut payer les gens si on veut qu'ils viennent nous voir au Mix Club. Les choses ont donc beaucoup changé, pas dans notre sens. C'est un vrai paradoxe mais c'est comme ça.
Les DJ's internationaux souffrent-ils aussi de ce malaise français ? Norman Doray : Bien sûr. A l'étranger, la plupart des soirées sont complètes un mois à l'avance, il y a des files d'attente d'une heure sous la pluie pour voir les DJ's mixer. Ici les gens préfèrent aller dans des soirées étudiantes. Arno Cost : Pour l'anecdote, ma soeur me racontait qu'elle est sortie au Redlight un mardi soir et qu'il y avait 1h30 de queue. Aucun DJ n'a jamais réussi à faire ça dans ce club, ni même David Guetta et Joachim Garraud. Pourtant, c'était pour une soirée étudiante des plus banales, où la musique n'existe pas.
"En France, les gens pensent qu'un DJ est un jukebox."
Comment expliquez-vous ces différences ? Arno Cost : Je pense qu'il y a deux paramètres à prendre en compte. A l'étranger, notre musique est un peu nouvelle et en France, la culture DJ est mal assimilée. Ici, les gens pensent qu'un DJ, c'est un jukebox. A l'étranger, les gens ne se permettent pas d'aller de voir le DJ pour lui demander de jouer un titre ou lui demander s'il va jouer house ou techno toute la soirée. Ici, les gens se le permettent. Norman Doray : Peut-être qu'à terme, les gens retrouveront une certaine culture et qu'ils écouteront à nouveau de la musique, via Internet ou autre. Au niveau de la France, vous avez quand même des soutiens de poids. Je pense évidemment à David Guetta, qui joue vos morceaux et avec qui vous avez collaboré sur certains remixes et sur un track de son dernier album. C'est un modèle à suivre ? Arno Cost : Tout le monde rêve d'une carrière à la Guetta. Il bosse avec les plus grands aux Etats-Unis, il est respecté, même par des gars underground. Il a une culture musicale super-large. Il aime nos morceaux comme il aime ceux de Chuckie, mais aussi des morceaux techno Detroit, des classiques... C'est un exemple et on est contents d'avoir pu bosser avec lui sur un track inédit. Norman Doray : Et puis, sur le plan humain, on entend plein de mauvaises langues mais c'est quelqu'un d'adorable, qui, avec son statut, pourrait vraiment se la péter. Il reste très humble et on aime ça.
A son image, votre ouverture vers la scène clubbing étrangère était-elle indispensable ? Arno Cost : Oui, on a vite compris que notre musique ne serait pas franco-française, "grand public" et que notre musique marcherait plus à l'étranger, dans des pays comme l'Angleterre.
Vous avez réussi à convaincre de nombreux pays. Tu parles de l'Angleterre, qui est la référence clubbing international. On a le sentiment que vous avez réussi à vous faire une place assez facilement, alors que certaines grosses pointures comme Laurent Garnier ont dû être très patients. Arno Cost : Oui mais c'est différent ! Garnier a plus de mérite car sa musique était nouvelle, les gens en avaient peur, disaient que c'était du bruit. Personne n'y croyait et il a mis tout le monde d'accord. On peut aussi citer l'exemple de Joachim Garraud qui a encore du mal à s'imposer là-bas. Arno Cost : Les Anglais sont très axés sur la production. Sans prod, je n'y serais jamais arrivé. Joachim mise tout sur le show et pas sur ses productions. Si tu ne fais pas un "Essential New Tune" et que tu n'es pas joué par Pete Tong au moins une fois par an, tu n'existes pas.
Je crois d'ailleurs que vous collectionnez les Essential New Tunes maintenant, non ? Arno Cost : 'Magenta', 'Apocalypse', 'Cyan', 'Last Forever'... Norman Doray : On a eu trois chacun. Notre manager anglais nous a même dit que ça ne s'était jamais vu. Mon dernier est 'Tobita', un titre que j'ai fait en solo et qui est sorti il n'y a pas longtemps.
Et ce n'est que le début ! Car le label anglais CR2 est à fond sur vous... Norman Doray : On a débarqué chez CR2 juste après Kurd Maverick et Eddie Thoneick, qui étaient alors leur grosse priorité. Ils cherchaient sûrement de nouveaux DJ-producteurs et le son qu'on faisait leur correspondait.
Votre musique est d'ailleurs un peu à part en Angleterre, il n'y a pas vraiment de producteurs dans votre catégorie... Arno Cost : C'est vrai, c'est un peu plus dark, plus rythmique, plus tech-house. Norman Doray : Le seul son auquel on peut être assimilés, c'est celui de la Swedish. Un gros son club qui peut garder de la mélodie. Arno Cost : En un peu plus mélodique et progressive... Vous n'êtes pas du tout dans le délire électro à la Afrojack, etc... Arno Cost : Ah non, c'est horrible ça ! Je ne comprends pas l'engouement qu'il y a autour de ce genre de sons. On s'entend très bien avec Afrojack mais je n'aime pas du tout ce délire, cette mode. Norman Doray : Le son qu'ils utilisent, c'est du Benny Benassi de l'époque. Des basses saturées, des petits sons de distorsion... Ce n'est pas très novateur. On n'a pas la prétention de dire qu'on fait quelque chose de novateur mais on fait la musique qu'on aime, sans prendre en compte la mode.
L'une de vos spécificités est de travailler en équipe... Arno Cost : On est un petit groupe de quatre : Tristan Garner , Arias, Norman et moi. On a commencé tous ensemble, nous sommes allés à Miami ensemble, on a de bons liens et un esprit d'équipe. Norman Doray : D'ailleurs, on va enfin se faire une soirée tous les quatre aux platines du Mad à Lausanne en Février. C'est la première fois ! Arno Cost : Niveau studio, on alterne les collaborations. Norman a fait un track avec Tristan Garner, moi j'en ai fait un avec Arias. Arias et Tristan pourraient aussi faire un morceau ensemble, tout comme Tristan et moi... Ce n'est pas juste Norman et moi.
Sans vouloir exclure Arias et Tristan, vous travaillez quand même en priorité tous les deux. Comment voyez-vous l'avenir, vous avez envie de séparer un peu vos carrières ? Norman Doray : Il n'y a pas de stratégie à la base. C'est un plaisir de bosser ensemble, de partager notre passion. Quand tu as des potes qui ont la même vibe et les mêmes envies, c'est plus sympa de travailler ensemble. Arno Cost : Même si on n'aime pas trop que les gens parlent de duo. On a déjà fait des choses en solo et on a envie que les gens nous respectent en tant que tel. Quand Norman joue à une soirée, ça va le faire chier qu'on lui demande où je suis... Et vice-versa. Aujourd'hui, 80% de nos DJ sets sont en solo. Norman Doray : On essaye de dissocier nos carrières mais d'être ensemble lors de certains gros événements.
A ce sujet, quand vous voyez les Suédois faire leur soirée au Pacha, ça vous donne envie ? Norman Doray: Non, il faut vraiment se rendre compte qu'une résidence au Pacha peut être quelque chose d'exceptionnel pour ta carrière comme ça peut être un gouffre. Il ne faut pas le faire trop tôt. Il faut remplir le Pacha chaque semaine. L'avantage des Suédois, c'est qu'ils sont trois. Axwell, ou Ingrosso seul, ça n'aurait pas suffi. Arno Cost : Puis ils avaient un concept fort. ça fait dix ans qu'ils bossent pour ça. C'est mérité.
Par contre, comment jugez-vous le fait qu'Eric Prydz ne soit pas invité dans leurs soirées ? Arno Cost : Je crois que c'est un choix de la part d'Eric Prydz. Ils s'entendent toujours bien mais il est parti dans un autre son, vers un autre public. En soirée, il n'est pas dans le délire boisson, fête, filles... C'est un autre caractère, plutôt lunaire. Il peut être techno, progressive, même s'il est très ouvert musicalement. Je me souviens qu'il jouait 'Apocalypse' à l'époque. Norman Doray : Il voulait même le signer sur son label Pryda. On était hystériques quand on a appris ça mais ça ne s'est pas fait.
Il n'y a pas qu'Eric Prydz qui a voulu signer ce titre... Arno Cost : C'est vrai. Sébastien Léger, Sebastian Ingrosso. Mais on était sous contrat avec Serial et les choses se sont faites avec eux, et CR2, plus tard.
Justement, on y arrive, vous venez donc de sortir une compilation mixée pour le label CR2, 'Live & Direct'. Est-ce que ça porte bien son nom, ça a été enregistré en direct et en public ? Norman Doray : Bien sûr... (rires) Non, par "Live & Direct", il faut plus comprendre qu'il s'agit de nos coups de coeurs du moment. C'est un instantané de ce que nous jouons dans nos sets. Vous avez fait un mix commun ou vous avez chacun votre CD ? Arno Cost : Un CD chacun avec nos coups de coeurs. Norman Doray : On s'est concerté en amont et on a réparti les tracks entre nous car en général, on a la même playliste à peu de titres près.
Qu'est-ce qui vous distingue du coup ? Norman Doray : Depuis le début, on a les mêmes coups de coeurs musicaux. C'est pour ça qu'on collabore ensemble. On a le même grain. Arno Cost : Quand je joue seul, je me rends compte que je tape plus vite que lui. Il est plus tribal, house. Norman Doray : J'ai aussi un côté progressive sur les prods. J'ai peut-être un panel plus large. J'ai commencé à mixer avec la deep-house et j'ai une culture disco, deep à la base. Et je peux aussi kiffer des trucs tech-house plus rentre-dedans.
Le point fort de cette compilation selon vous ? Norman Doray : Je pense que c'est le remix exclu pour 'Woz Not Woz'. C'est vraiment un anthem et quand on nous a demandé de le refaire, on était vraiment excités. En plus, sans le vouloir, on en avait parlé il y a un an. On s'était dit que s'il y avait un morceau qu'on devait remixer un jour, c'était bien celui-là.
Comment vous y êtes-vous pris ? Norman Doray : On l'a fait faire par quelqu'un d'autre (rires). Arno Cost : Non, on savait ce qu'on voulait faire. On est donc rentré en studio et on a voulu rafraîchir tout ça. On a voulu mettre un beau break parce qu'on s'est dit que les violons de l'original se prêtaient bien au jeu. Norman Doray : Et on est donc parti sur un break de 2"30. C'est notre plus long break ! C'est un remix épique.
Ca sort 5 ans après, pensez-vous que le défi est relevé ? Le remix colle a votre son ? Arno Cost : Je pense. David Guetta, Pete Tong, la Swedish jouent notre remix. Eric Prydz et Steve Angello l'ont bien sûr validé, même si c'était un peu bizarre. On n'a pas eu de soucis avec Eric Prydz mais Steve Angello nous a dit que la basse était fausse. Norman Doray : A tous les coups, il nous a répondu en fin de soirée... (rires)
A quoi faut-il s'attendre d'autre sur cette compilation ? Norman Doray : Je pense que c'est une bonne compilation club, représentative de notre style. En prime, on a eu accès au back-catalogue du label CR2 et ça donne donc deux bonnes sélections.
Quelle sera votre prochaine grosse actualité ? Arno Cost : On a de grosses tournées qui arrivent, en Australie et aux Etats-Unis.
Norman Doray : On a franchi un cap et on arrive maintenant à faire de vraies tournées structurées et c'est vraiment agréable. Arno Cost : On est bien encadrés à ce niveau car on a une agence principale basée en Angleterre, un agent pour la France et le Maghreb, mais aussi des promoteurs dans chaque pays... Du coup, plein de choses se passent et c'est très motivant.Propos recueillis par Ludovic RambaudV/A 'Live & Direct' mixed by Arno Cost & Norman Doray (CR2) Retrouvez les bonus vidéos de l'interview : Part 1 | Part 2 |